samedi 27 février 2010

Ephésiens 5,21 à 6,9

LA VIE NOUVELLE DANS LES RELATIONS SOCIALES

1. Introduction :

Toujours dans le cadre des comportements nouveaux que la vie nouvelle que nous avons reçue du Christ doit engendrer, Paul aborde les trois domaines familiers de relations existant dans la société humaine et les rapports de soumission et de modèle qui y sont liés :

- 1er domaine : la relation épouse – mari et maris - épouse

- 2ème domaine : la relation parents – enfants et pères - enfants

- 3ème domaine : la relation serviteurs – maîtres et maîtres – serviteurs


2. Un principe d’entrée : v 21

S’il y a des degrés et des domaines particuliers où la soumission des uns est requise par rapport aux autres, personne, dans l’Eglise, le corps de Christ, n’est exempt de devoir se soumettre à un autre. Parce que l’Eglise est un organisme vivant comme le corps, l’idée de la soumission est un principe qu’il nous est nécessaire d’intégrer dans notre vie spirituelle au même titre que les autres (tels que la vérité, le pardon, le fait de se supporter), si nous voulons que celui-ci fonctionne de manière harmonieuse.

En effet, tous les membres d’un organisme, s’il veut conjuguer à la fois efficacité et unité, se doivent d’adhérer, de se soumettre au principe de la sujétion à un autre. Pour taper le texte que j’écris, le cerveau émet des pensées qui se traduisent en ordre qui passent par le bras, puis la main, puis les doigts. Chaque membre est relié à un autre et dépend de lui pour accomplir avec lui une tâche efficace et significative. Ce principe qui anime et régit le fonctionnement du corps physique est celui que Dieu a établi pour le fonctionnement de l’Eglise, corps de Christ.

W. Nee ira jusqu’à dire à ce sujet : « Nous ne devons pas tant nous soucier de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais, mais plutôt de l’autorité qui est placée au-dessus de nous. Une fois que nous avons pris connaissance des personnes auxquelles nous devons être soumis, nous trouvons facilement notre place dans le corps. » La volonté d’être son seul guide et, soi-disant, de ne rendre compte qu’à Dieu de ses actes et de sa conduite, est contraire à la volonté d’intégration corporative de la vie de chacun dans l’Eglise.

L’apôtre Paul motive cette exigence commune de soumission mutuelle par une raison : la crainte de Christ. Ce qu’il sous-entend ici est que, de manière ultime, c’est à Christ que nous devrons rendre compte un jour de nos attitudes de rébellion : 2 Cor 5,10. Celui qui veut être rebelle doit le savoir : contester ou se révolter contre une autorité établie par Dieu, c’est se rebeller contre Dieu : cf Actes 5,1 à 5 ; Nomb 12,1 à 8 ; 1 Sam 24,1 à 8.

3. Les degrés particuliers de soumission :


1er degré : la relation épouse - mari et mari - épouse.

Notons d’entrée que, pour les trois domaines qu’il va traiter, l’apôtre Paul commence à s’adresser en premier aux parties dont l’exigence principale consiste à se soumettre : l’épouse, les enfants, les serviteurs. Il y a là chez l’apôtre une intention précise, celle qui consiste à faire prévaloir l’idée que la soumission demandée n’est pas conditionnée à la valeur de celui envers qui elle est exigée. L’idée selon laquelle l’épouse, les enfants ou les serviteurs ne doivent se soumettre à leurs maris, leurs parents et leurs maîtres que s’ils en sont dignes n’est pas le point de départ pris par Paul pour justifier son exigence.

a) le devoir de soumission de l’épouse : v 22 à 24

Avec ce premier domaine, la relation épouse - mari et mari - épouse, nous sommes, selon Paul, au cœur de ce qui est le plus représentatif sur le plan humain du mystère et des rapports qui composent la relation d’amour et de sujétion qui existe entre le Christ et l’Eglise, relation qui, nous l’avons vu, est au cœur du projet originel de Dieu pour l’humanité. Dans cette analogie, l’apôtre Paul fixe ici pour l’épouse le degré que doit atteindre sa volonté de soumission à son mari, le modèle qu’elle doit suivre à ce sujet et le cadre dans lequel elle doit s’exercer :

a. le degré : comme au Seigneur : v 22 : en comparant la soumission qu’une épouse chrétienne doit à son mari au niveau de celle qu’elle rend au Seigneur, l’apôtre Paul sous-entend plusieurs choses :

 la 1ère est que derrière l’homme à qui elle se soumet, c’est au Seigneur que l’épouse cherche à plaire en premier. C’est parce qu’elle ne veut rien faire qui déplaît au Seigneur que l’épouse cherche à se soumettre à son mari. La soumission d’une épouse à son mari est une façon pour elle de témoigner de sa soumission à son Seigneur.

 la seconde indique les limites que cette soumission implique. Ce qui rend possible en nous l’idée de notre soumission absolue au Seigneur est le fait que nous savons que rien de ce que le Seigneur attend de nous n’est contraire au bien et à Dieu.. L’épouse chrétienne doit se soumettre à son mari quand elle reconnaît que ce qu’il décide épouse les mêmes principes. Dans le cas contraire, il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’à l’homme : Actes 4,19.

Petite nuance entre soumission et obéissance : W Nee : « La soumission est absolue, mais l’obéissance est relative. La soumission est une question d’attitude, tandis que l’obéissance est une question de conduite. » Dans Actes 4,19, l’esprit des apôtres n’était pas en rébellion contre les autorités, mais en désaccord sur le contenu des exigences qu’elles voulaient leur imposer. Les apôtres n’ont pas contesté leur légitimité. Ils ne se sont pas répandus en insultes contre elles et n’ont pas fait preuve d’arrogance à leur égard. Mais ils n’ont pas pu leur obéir, car leur obéir c’était désobéir à une instance qui leur était supérieure : Dieu. L’obéissance de l’épouse au mari s’arrête là où commence la désobéissance envers Dieu. Pour autant, celle-ci ne justifie pas une attitude de rébellion : cp Luc 2,48 à 51.

b. le modèle qu’elle doit suivre : v 24 : celui de l’Eglise. La soumission de l’Eglise au Christ est la preuve de l’amour dont elle lui témoigne, amour qui est la réponse à Son amour pour elle. En comparant la soumission que l’épouse doit rendre à son mari à celle de l’Eglise pour le Christ, l’apôtre met ici l’accent sur la motivation qui est la cause de cette soumission : l’amour. Si elle est juste dans la forme, toute soumission de l’épouse qui n’a pas cette raison passe à côté du but de Dieu à son sujet.

c. les limites de la soumission : en tout : v 24. C’est compte tenu de ce qui vient d’être dit qu’il faut comprendre l’absence de limites posées ici par Paul. Si le mari cherche le bien et la volonté de Dieu dans ce qu’il attend de l’épouse, si elle-même cherche à plaire au Seigneur, rien ne s’oppose à ce que l’épouse se soumette aux directions dans lesquelles son mari souhaite orienter le foyer.

b) le devoir d’amour du mari envers l’épouse : v 25 à 33

Si l’épouse a un devoir de soumission envers son mari, celui-ci, dit Paul, en a un d’amour à l’égard de celle-ci. Comme il l’a fait pour l’épouse, Paul définit pour le mari le degré où doit aller cet amour et le modèle qu’il doit suivre pour s’en inspirer :

a. le modèle : v 25 : si le modèle de la soumission de l’épouse au mari est l’Eglise, celui de l’amour pour le mari est le Christ Lui-même. Or, tout ce qu’a fait le Christ ici-bas avait une seule raison : le salut, le bien et la croissance de l’Eglise, en conformité avec la pensée de Dieu.

Bien qu’étant nombreuses et variées dans ses manifestations, Paul souligne quelques points par lesquels l’amour du Christ s’est révélé pour l’Eglise :

- l’engagement de Sa Personne dans son amour pour elle : Il s’est livré, donné. Le Christ a aimé l’Eglise au moins autant que lui-même : v 28.33. C’est à la mesure du don de soi, de ses capacités pour elle que l’on mesure l’amour d’un mari pour son épouse.

- Le grand prix que l’Eglise avait pour lui, grand prix démontré par les ambitions et la place qu’elle a dans Ses projets : v 25 à 27. Le Christ a comme objectif de partager Son règne éternel avec l’Eglise. Si l’Eglise est la servante du Christ, c’est une servante au statut de reine. Il veut faire d’elle une épouse parfaite, glorieuse, sans défaut, d’une beauté morale resplendissante.

- Les soins quotidiens qu’il prodigue à l’Eglise : v 29. Ce n’est pas l’Eglise qui fait vivre le Christ, mais l’inverse. C’est la responsabilité première du mari de prendre soin, nourrir, pourvoir aux besoins de la famille et de l’épouse. C’est Lui qui doit trouver les ressources permettant à sa femme, ses enfants, d’avoir ce qu’il leur faut pour vivre, être nourris et en bonne santé.

- L’unité concrétisée par l’intimité : v 31. Le Christ ne considère pas l’Eglise comme quelque chose qui est extérieur à soi, mais comme une partie de soi. Il veut partager avec elle tout ce qui est dans son cœur : Jean 15,15. Outre l’intimité sexuelle, une des preuves de l’amour qu’un mari porte à son épouse se révèle dans le degré de transparence, de partage, de mise en commun de ses idées, projets, pensées, sentiments qui sont en lui. Cherche-t-il à lui faire connaître ce qui l’habite ? Ou maintient-il entre elle et lui une distance volontaire, des domaines de chasse gardée dans lesquels elle n’a pas droit d’entrée ?

b. le degré : v 25 : c’est à la croix que se mesure le degré d’investissement de l’amour et du don de la personne du Christ pour l’Eglise : Jean 15,13. En mourant pour sauver l’Eglise, le Christ a accepté de tout perdre par amour, pour l’estime qu’il avait pour elle. Non pas qu’elle le valait en elle-même, mais elle le valait dans ce qu’il avait en vue pour elle : Rom 5,8. La valeur d’une épouse pour un mari n’est pas d’abord dans ce qu’elle est, mais dans le prix que son amour lui donne.

2ème degré : la relation enfants - parents : 6,1 à 4

a) l’exigence donnée aux enfants : v 1 à 3

Comme il s’est adressé aux épouses à qui était destinée l’exigence de soumission, Paul s’adresse ici en priorité aux enfants à qui cette même exigence est requise envers les parents. Pour justifier cette exigence, Paul remonte ici, non à Christ, mais à Moïse et à la loi que Dieu lui a donné sur la montagne : Exode 20,12. Il rappelle ainsi que si certains aspects de la loi ont été rendus caduques par la venue du Christ (les aspects sacrificiels ou cérémoniaux), les commandements majeurs de la loi, qui définissent les principes régissant notre relation avec Dieu et notre prochain, restent d’actualité.

Si beaucoup de commandements de la loi s’applique en priorité aux adultes (ne pas tuer, ne pas commettre adultère), Dieu a pris soin d’en inscrire un qui s’adresse aux enfants. Ce commandement, dit Paul, est dans l’ordre des choses, le premier qui les concerne, celui qui, dans la loi, doit occuper en priorité leur attention et concentrer leurs efforts. Notons que, si Paul attache l’exigence d’obéissance des enfants au commandement qui les concerne dans la loi, celle-ci ne définit pas l’exigence qui leur est donnée en terme d’obéissance, mais d’honneur à rendre à ses parents. C’est dans le degré d’obéissance qu’a un enfant envers ses parents que se montre le degré d’honneur et de respect qu’il a pour leurs personnes

Comme le fait aussi la loi, Paul assortit le commandement qu’il donne à la promesse qui y est liée, promesse de bonheur et de longévité. Cette double promesse donnée par Dieu aux enfants qui honorent leurs parents, malgré l’écart immense existant entre la culture éducative vécue à l’époque de Moïse et celle d’aujourd’hui, se vérifie encore dans les faits. L’enfant qui perd ou rejette le respect qu’il doit à ses parents se prépare, sans qu’il s’en rende compte, des lendemains difficiles. Ce n’est jamais sur une racine de rébellion que se bâtit un avenir de paix et de prospérité. Notons encore qu’au temps de Moïse la promesse liée à l’obéissance avait une application immédiate et pratique. De même qu’elle promettait longévité et bonheur à l’enfant respectueux et obéissant, la loi prévoyait que l’irrespect et la désobéissance pouvaient être sanctionnés jusqu’à la mort : Deut 21,18 à 21.

b) l’exigence donnée aux pères : v 4

Toutes les recommandations données ici par Paul (que ce soit celles qui concernent les épouses, les maris comme les enfants) s’entendent dans le cadre de la famille chrétienne. Paul rappelle, comme il l’a fait pour l’épouse, que c’est d’abord parce qu’il ne veut rien faire qui déplaise au Seigneur que l’enfant doit s’attacher à obéir à ses parents. La recommandation donnée aux enfants s’accompagne d’une autre adressée aux pères, considérée dans l’Ecriture comme le chef, le premier responsable de ce qui se passe dans le foyer. Cette recommandation, orientée vers les pères, se compose de trois ordres se complétant mutuellement :

1er ordre : n’irritez pas vos enfants : ne soyez pas vous-mêmes, pères, l’instrument de la rébellion de vos enfants contre votre autorité ou celle de Dieu. L’enfant est très sensible à la justice ou l’injustice de ce qui lui est demandé. Que votre comportement ne soit pas une cause légitime de rejet de votre autorité. De quel droit exigeriez-vous de votre enfant l’obéissance à des règles auxquelles, manifestement, vous ne vous soumettez pas vous-mêmes.

2ème ordre : élevez-les en les instruisant (éduquez-les). Ordonner est une chose. Plus il grandit, plus l’enfant a besoin de comprendre le but et la finalité de ce que nous lui demandons. Il est impératif, au fil du temps, d’accompagner l’exigence de l’instruction, le but étant que l’enfant n’ait pas seulement un développement qui satisfasse les parents, mais qui tende à plaire à Dieu : cf Luc 2,40.52.

3ème ordre : élevez-les en les corrigeant (en les avertissant) dans le Seigneur. Remarquons que la correction donnée à l’enfant ne précède ni l’exigence de modèle donnée aux pères, ni l’instruction. Dans la pensée de Paul, la correction détachée de ces deux préalables perd ce qui fait l’utilité et la force. Corriger sans être un modèle, et sans avoir instruit, revient davantage à se décharger d’une colère qu’à chercher l’éducation et le bien de l’enfant.

Notons aussi que Paul ne précise pas de quelle manière doit se faire la correction. Par ce silence, Paul laisse aux parents le soin de trouver le type de correction la plus adaptée à la faute et la plus efficace pour amener l’enfant à prendre conscience en quoi son comportement a été répréhensible. Si l’Ecriture préconise le châtiment corporel pour certaines situations, celui-ci est loin d’être le moyen systématique de correction à utiliser : Prov 22,15 ; 23,13-15.

3ème degré : la relation serviteurs – maîtres

En abordant ce domaine, nous ne quittons ni le cadre chrétien, ni celui de la famille, les serviteurs (ou esclaves) faisant partie de la maisonnée dans les sociétés antiques. Bien qu’il y ait des parallèles entre la situation des esclaves et celle des employés d’aujourd’hui dans une entreprise, le contexte diffère tout de même de façon importante.

a) l’exigence donnée aux serviteurs ou esclaves : v 5 à 8

L’exigence donnée aux serviteurs est la même que celle donnée aux enfants envers leurs parents, mais différente de celle donnée à l’épouse à l’égard de son mari. Cette différence, soulevée par la nuance qu’en a donné W. Nee, souligne le rapport différent existant entre une femme et son mari et un enfant avec ses parents ou un serviteur envers son maître. L’enfant, comme le serviteur occupe une place de subordonné qui ne peut être appliqué à l’épouse qui, selon la genèse est un vis-à-vis pour l’homme : Genèse 2,18, et selon Paul, un autre lui-même : Ephés 5,28.

L’esclave, ou le serviteur, étant un subordonné à son maître, l’apôtre Paul précise quelles sont les motivations qui doivent inspirer celui-ci dans le service qu'il rend à son maître, sous-entendu chrétien lui aussi :

- avec crainte et tremblement, avec un cœur simple (ce qui est ici le contraire de double), comme au Christ : v 5. Là encore, derrière le maître qu’il sert, le serviteur chrétien doit voir, non pas l’homme, mais le Christ à qui, de manière ultime, il est appelé à rendre compte. C’est envers le Christ que le serviteur chrétien doit comprendre qu’il se rebelle en se rebellant contre l’un de ses frères.

- de manière permanente, de tout cœur : ne servant pas d’abord un homme, ce n’est pas à l’homme que le serviteur cherche à plaire. Aussi sa fidélité dans son service ne doit-elle pas être motivé par l’approbation de celui qui peut en constater de visu la qualité, quand il est là, mais par la recherche de l’approbation permanente du Seigneur qui, Lui, est toujours là.

- dans la recherche de la récompense que, non le maître humain, mais le Seigneur donnera suivant la qualité du service rendue. Il se peut que, sur le plan humain, même au service d’un maître chrétien, le serviteur ne soit pas rétribué ou récompensé à juste titre. Qu’un tel serviteur sache que le Seigneur ne l’oubliera pas et qu’Il saura, en son temps, le rétribuer à son juste niveau.

b) l’exigence donnée aux maîtres chrétiens envers leurs employés : 6,9

Le même respect envers la personne du serviteur, la même équité que celle dont le serviteur doit faire preuve, est demandée aux maîtres chrétiens. En mettant, indépendamment de leurs fonctions, les deux parties au même niveau d’exigence, Paul applique le principe de l’égalité en Christ de statut spirituel, principe qu’il énonce comme celui qui doit régir tous les rapports dans la société nouvelle qu’est l’Eglise : Gal 3,28.

S’il est appelé à craindre son maître à cause de Christ, qui en est le frère, le maître, dans son attitude envers le serviteur, est appelé à craindre, lui, Dieu, le Maître suprême, un Maître, dit Paul, qui, dans le jugement qu’Il rend, ne fait pas de considération de personne. Aussi le maître chrétien soit le savoir : menacer, faire pression, exploiter un serviteur chrétien, c’est toucher au Maître à qui il appartient en réalité : un abus de pouvoir dont le maître devra rendre compte.
4. Conclusion :

Après avoir défini ce qu’est l’Eglise, le projet de Dieu conçu dès avant la fondation du monde pour l’humanité, projet rompu par l’entrée du péché dans l’humanité, puis réhabilité par la venue du Christ, l’apôtre Paul souligne le contraste fort qui doit exister entre les principes qui doivent animer la vie, la conduite, le comportement du peuple de Dieu, tant au niveau personnel que communautaire ou social, et ceux qui régissent la conduite du monde.

C’est, avait dit Paul, en Christ que se trouvent toutes les richesses spirituelles de l’Eglise : Ch 1. C’est par Christ que les nouvelles normes, appelées à marquer la vie chrétienne, doivent être vécues : 3,20 à 24. C’est enfin pour Christ que, sur le plan social et extérieur, les chrétiens doivent manifester qu’ils vivent. Christ est à la fois la source, le moteur et le but de toute vie chrétienne. Que Dieu nous garde de nous éloigner en quoi que ce soit de ce noyau central autour duquel toute notre vie, dans tous ses aspects, gravite !



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